Grotte des Foules – Saint-Claude

Thomas, Bruno Mischler

Ce jour nous ne sommes que deux à faire ce pèlerinage aux Foules. François, sous prétexte d’y avoir été dimanche, ne veut pas y retourner parce qu’il ne s’en est pas remis. Jean-Luc, quant à lui, préfère faire de la désobe dans sa salle de bain. Non mais je vous jure !
Nous voilà garé sous le captage et entamons la grimpette sous un soleil de plomb. Ça faisait un bout de temps que je n’avais pas remis les pieds aux Foules et bien vite je trouve pas mal de changement, déjà, sur le chemin.

40 mn plus tard nous voilà à l’entrée du trou, où on sent bien la fraîcheur du courant d’air ; surtout après la suée qu’on a piqué pendant la montée. Petit moment d’émotion et de recueillement devant la plaque en hommage au Bébert. Une fois équipé nous nous engageons dans la cavité. La galerie d’entrée ; le Petit Puits, où le courant d’air et bien présent et, en prime, les explications sur le fonctionnement hydrologique du secteur ; puis les Grands Puits où l’on entend bien le grondement du torrent. Arrivé au torrent je sens comme un petit flottement chez Thomas. Faut reconnaître que l’endroit peut-être assez impressionnant. Dans la galerie des marmites nous faisons une petite halte pour faire un petit coucou aux niphargus. Puis nous nous engageons dans l’escargot ; c’est fou comme avec le temps les galeries peuvent rétrécir ! Le couloir H, enfin, une petite pause et nous reprenons notre progression. Le départ des galeries inférieures, la petite salle et… le doute m’habite ! Aurais-je loupé l’étroiture de sable ? Impossible! Retour sur nos pas, puis demi-tour, puis re-doute, puis re-tour. Et maintenant : dans quel sens allons-nous ? Vous avez une demi-heure et je relève les copies !

Bref ! On finis par arriver à l’étroiture de sable, que je ne voyais pas si loin en fait. Là on retrouve bien le courant d’air ! La progression se fait tranquillement. Thomas se met à me demander régulièrement si on est bientôt arrivé. Le Pugiloir et ses bidons et… Voilà les cheminées ! L’arrivée de la galerie de la Varappe, avec sa corde et son étiquette déconseillant vivement de grimper dessus. Nous avons mis 2h pour venir jusqu’ici. Une pause casse-croûte accompagnée d’un petit historique sur l’explo des cheminées. Nous n’irons pas plus loin aujourd’hui.

Nous prenons le chemin du retour. Thomas s’étonne d’être déjà rendu à l’étroiture de sable. Il s’enhardit et ouvre la marche. Arrivée dans le couloir H, au départ des galeries inférieures, comme prévu, il s’enfile dans la mauvaise galerie. Mais je veille au grain, et sur Thomas aussi. Je le remets sur le droit chemin et le voilà reparti dans la bonne galerie et dans le bon sens cette fois-ci. L’escargot, la galerie des marmites, le torrent sont dévalés comme si c’était son terrain de jeu. Une fois au passage bas je lui raconte le jour où l’on s’était piégé avec les deux Laurent. Puis c’est la remontée des Grands Puits, le petit puits, toujours aussi glissant et enfin la sortie, toujours aussi ensoleillée et chaude.

Résultat des courses : 1h !

Nous nous changeons en profitant, cette fois, de la fraîcheur exhalée par la cavité. J’envoie un texto pour désactiver la sonnette (comprendre : dire à François qu’on est bien sorti), prévenir Claire que son bébé va bien et à Jean-Luc pour lui faire regretter d’être resté l’après-midi dans sa salle de bain.

Un dernier cours magistral sur les crues aux Foules, maintenant que Thomas a vu les volumes ainsi que la dénivelée, et c’est le retour à la voiture. En chemin on croise un couple qui cherche la cascade de la queue de Cheval. Vu l’heure tardive, leur état de surchauffe apparente et où ils se trouvent je leur conseille vivement de faire demi-tour. Conseil qu’ils acceptent sans rechigner.

T.P.S.T. : 3h20