Les mystères de la Grotte de la Douveraine (La Pesse, Jura)

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Un courant d’air exceptionnel !

La cavité se défend, les étroitures sont nombreuses et engagées. La plupart des explorations sont menées lors de l’étiage de l’hiver, rendant les expéditions pénibles et difficiles.

la douveraineRemonté avec sa charge l’étroit puits de sortie, parcouru par un énorme courant d’air à -15°c et en étant mouillé, est une expérience à la fois unique et dangereuse… Mais ce vent est surtout un fil d’Ariane bien utile pour avancer dans l’exploration, montrant le chemin dans les zones complexes, notamment les trémies.

De nombreuses cheminées jalonnent les galeries et la chasse au courant d’air mènera les valeureux grimpeurs à un des points  hauts explorés de la cavité, dans la cheminée et le miroir des Narcisses. Arrêt dans un méandre trop étroit à la cote + 62 m… Plus loin, vers la salle Margot, une galerie remontante un peu ventilée se termine elle aussi la même cote de + 63 m.

Aux termes des explorations lors de l’année 2000, environ 2 km sont topographiés, et la dénivellation atteint alors 80 m (- 17, + 63). Mais l’éloignement (Besançon/Les Bouchoux ça fait une trotte !), et les aléas météo font que les explorations sont abandonnées, alors qu’il reste encore plein de choses à faire.
De nombreuses prospections auront lieu sur le plateau afin de tenter de découvrir l’origine du courant d’air, mais rien d’intéressant ne sera trouvé…

Reprise des explorations :

la douveraine

Les collègues Lédoniens du SCL (Lons le Saunier), qui connaissent un peu la cavité, nous lancent une invitation pour une visite inter-club le 2 janvier 2007. Ce sera le déclic pour une reprise des explorations par des membres du SCSC, avec la bénédiction du GSD.

Les recalibrages :

la douveraineLes premiers pas sont timides, car comme expliqué plus haut, la grotte est truffée de difficultés assez rébarbatives, telles que des multiples étroitures, des passages bas inondés, des trémies, et surtout le siphon temporaire situé en bas du puits d’entrée.
Comme Dom, le principal instigateur des sorties à la Douveraine n’est pas un fana d’étroitures, mais qu’il rêve d’escalader les innombrables cheminées que recèle la grotte, les hostilités vont commencer par une vaste campagne de rééquipement, de recalibrage et de sécurisation des passages clé. L'accès à la grotte elle même sera amélioré, en scellant des amarrages et en posant des cordes fixes afin d'équiper les petites barres rocheuses qui marquent le bas du canyon.la douveraine

Ces travaux, qui vont s’étaler sur 2009 et 2010 en 10 séances (dont une avec l’aide du SCL), permettront à la fois de rendre plus sûres et plus rapides les incursions au fond, mais permettront surtout de pouvoir y accéder presque par tous les temps, et non pas uniquement durant les forts étiages de l’hiver. Ils permettront également de mieux comprendre et d’apprivoiser cette cavité complexe, où l’actif principal n’est pas encore trouvé, et où l’impressionnant courant d’air excite l’imagination.