Les mystères de la Grotte de la Douveraine (La Pesse, Jura)

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Les escalades :

Ces travaux achevés, il était temps de passer aux choses sérieuses. Les objectifs sont nombreux, mais essentiellement sous forme de conduits verticaux ascendants, autrement dits des cheminées. Mais par la quelle commencer ? Une des plus éloignée (vers la galerie des Dunes) attise la curiosité, car elle semble vierge, mais surtout elle est vaste et ses parois sont belles. Un grand monolithe vertical encombre sa base, ce sera la « cheminée de la Colonne ».

C’est le 10 Avril 2011 qu’une équipe de 4 lourdement chargée (Claire, Jérémy, Vincent et Dom) disparaît sous terre pour 10h 30 d’exploration. La verticale est vaincue par Vincent assisté de Dom, au terme d’une ascension de 27 m en artif aux Multi-Monti qui donne sur une grosse galerie. (photo du grimpeur)
Cette dernière procurera de grosses frayeurs au grimpeur et à son assistant, car d’énormes blocs de calcaire et d’argile tiennent en équilibre précaire sur la margelle. La galerie des « Graviers Glacés » est spacieuse et encombrée d’énormes blocs d’argiles varvés spectaculaires, preuve d’un ennoiement à l’époque glacière, même si haut perché. C’est l’euphorie, l’équipe se voit déjà faire des kilomètres sous le plateau de la Pesse…

Au bout de seulement 70 m, une nouvelle cheminée spacieuse met hélas un terme à la journée. Elle est énorme, et un pont rocheux se distingue dans les hauteurs, séparant en deux ce beau volume. Demi tour. Les grimpeurs retrouvent en bas l’équipe de soutient qui attendait patiemment dans un point chaud monté sur une dune de sable. (photo de Miss Douveraine)

Les aventuriers de l’Arche perdue :

Une nouvelle expédition est montée le week-end suivant au fin fond du réseau, mais cette fois sans l’assistance des porteurs, ce qui donnera des sacs bien assez plombés. Après deux heures passées à rééquiper correctement la première verticale, c’est Dom qui cette fois s’offre les joies de la première dans la cheminée de l’Arche. Haute de 36m,  elle sera vaincue en 2 longueurs.

Son plafond, irrémédiablement plat, n’offre comme suite qu’un minuscule mais magnifique méandre de type alpin logé dans un recoin. C’est Vincent, appelé à la rescousse qui osera s’y enfiler, suivi de Dom. Comment une si spacieuse verticale a pu être creusée par une si petite galerie ? Après bien des contorsions, environ 35 m seront gagnés dans ce « méandre du Serpent », nommé ainsi à cause de sa forme et de la brillance de ses parois. ( Photo du méandre)

Arrêt sur un bloc coincé dans une zone franchement très étroite, et hélas sans courant d’air, à la cote + 108  m, nouveau point haut de la cavité. C’est la déception, même si ce méandre est magnifique et qu'il continu.

Après 11 h 30 passées sous terre, nos explorateurs ont la joie de retrouver Claire et Jérémy à la sortie, venus en soutien et aux nouvelles.