Gouffre des grandes Roches (Coyron)

Jean Luc Lacroix et Anne Corriol (SCSC), Louis Journault (SCL), puis Bruno Mischler (SCSC) qui nous a rejoint en cours de route.

On avait fait un petit entrainement en salle mardi soir, histoire de réviser (pour moi), apprendre (pour Louis), les manip de cordes.
Louis, après avoir découvert la spéléo en horizontal (dont la BAC), était curieux d'aller voir comment ça se passait en vertical, donc : les grandes roches. "Petit échauffement" maison le matin (6km de course à pied dans et sous la neige, ça remplacera notre marche d'approche), puis on s'équipe au chaud à la maison et on part avec les pelles, pioches, etc car on a peur que la plaque d'entrée ne soit scellée par le gel et la neige.

Arrivés sur place, la "chaleur" du gouffre en dessous a déjà fait fondre la neige sur la plaque et aucun souci pour l'enlever. Le grand soleil de la journée aide aussi. Jean Luc équipe, on regarde attentivement, puis c'est notre tour de descendre : Louis, puis moi. Au début, on est un peu anxieux, on vérifie tout 3 fois, on réfléchit, on essaye de pas mélanger les cordes... Bon ça vient / revient vite et on arrive progressivement à s'organiser. La descente est finalement plutôt fluide, ça va bien. Par contre, quelle idée d'aller sous la pluie alors qu'il fait grand beau dehors !
On sent très bien la neige qui fond et l'infiltration de l'eau sous terre : ça mouille !
Alors que Jean Luc s'en voit pour équiper une tête de puits un peu étroite, on entend du bruit et Bruno arrive alors tranquille "dans un fauteuil", mais mouillé lui aussi ! Jean Luc s'en voit toujours et peste que ce puits est mal équipé... il se rend compte qu'on n'aura pas assez de matos et essaie de taxer Bruno qui est venu "dans un fauteuil" et les mains dans les poches... Bref a priori, on n'ira pas tout au fond.
C'est aussi l'épisode de la séance photo. Car plutôt que d'emmener notre petit compact étanche et anti-choc (qui me semblait adapté aux circonstances), il a fallu emmener le gros réflex qui craint l'eau et les chocs + 3 flashs. Et comme Jean Luc équipe, c'est moi qui suit chargée des photos... Bref, je m'en sort pas trop mal (au final, ce sera les seules photos nettes smile ).
Cette tête de puits est vraiment scabreuse à passer, 3 fractios en un temps très court, à se tortiller pour se démêler... bon ça va, on apprend.
En bas du grand puits, on n'a plus assez de matos. On attend donc tout le monde sous la pluie... et demi-tour, non sans avoir eu les consignes techniques pour faire LA photo dans le puits...
Bref, me voilà tout en haut du puits, coincée au fractionnement, à devoir tenir un flash à bout de bras, Louis, pareil un peu plus bas sur la corde, en plein puits, et Bruno plus bas pendant que notre photographe pro essaie de faire la photo de ses rêves... Raté, c'est flou... Mais Louis et moi on a des crampes aux mains à serrer notre flash de peur de le lâcher plus bas !

La remontée se poursuit, plutôt tranquille, sous la pluie. C'est Bruno qui déséquipe et Jean Luc est alors plus cool, juste derrière nous.
Le retour à l'air libre, en débouchant du sol au bord de la route est toujours assez drôle et on s'amuse à voir la tête des automobilistes. Par contre, à 17h30, le soleil s'est caché et il fait drôlement froid !
On retourne se changer aux voitures, avec une belle onglée...
RV tous à la maison autour d'un thé / bière / gâteaux, auquel le président se joint. Pas fou, il arrive au bon moment !

Pour Louis, c'est une première verticale qui lui a beaucoup plu et il en redemande.
Pour moi, je ne fais pas beaucoup de spéléo, alors j'ai l'impression de redécouvrir à chaque fois ! Mais bon, va falloir que je fasse un peu autre chose que les Grandes Roches ou Les Forges que je commence à connaitre par cœur !

TPST : 3h environ.