Gouffre de Pierrefeu (Publy)

Guillaume Ballet, Jean-Luc Gabet, François Jacquier, Claire Mermet-Maréchal, Bruno Mischler

À l’origine nous devions faire un trou du côté (qui à dit : de chez Swan? Dom, tu sors!) de Loulle, ou bien par là-bas dans le secteur. Mais vu la météo (des sacs d’eau pour nous et une pétrée de neige pour le haut) je revois ma copie et change mon kit d’épaule. Je me dis que par le bas ça serait pas mal. Malgré tout du monde se propose de venir. Jean-Luc et François, au mur le vendredi soir, et Claire le samedi matin, puis Guillaume, contacté par le président, qui rongeait son frein saute sur l’occasion.

Le rendez-vous est pris pour 13h30 à la maison, vu le temps un petit café sera le bienvenu. Nous chargeons la Gabetmobile et : en avant ! Direction Les Crozets ! Bon là ! Mauvais choix. C’est sous une tempête de neige que franchissons les gorges du Lizon mais sitôt passé Châtel de Joux c’est la pluie qui nous accompagne jusqu’à Publy. Arrivé sur place nous attendent Guillaume et le vent, en plus de la pluie. La séance d’habillage ne laisse pas de place aux fioritures et c’est quasi au pas de charge que l’on se dirige vers le trou. j’ai quand même pris mon téléphone pour utiliser le GPS et j’ai bien fait. Le trou est rapidement trouvé. Bon ! Le téléphone, quant à lui, a moyennement apprécié la petite plaisanterie et il lui faudra passer son dimanche en convalescence sur un radiateur pour ce refaire une santé.

Je me lance dans l’équipement : Main Courante, AN sur l’arbre, Fractio à – 5, le puits et c’est le fond. La corde, Nickel, la longueur pile-poile. Le pied du puits est relativement sec au vu de ce qui tombe dehors. Je n’attends pas les autres et poursuis l’équipement vers le fond. Apparemment j’ai loupé l’épisode où Claire, pour ne pas la nommer, s’est amusée à foutre la trouille au président. Je m’enfile dans le boyau vers la chatière et là ! Nez à nez avec un petit rhinolophe. Bon ! Y pionce sévère le pépère et faudrait voir à pas le réveiller. Je poursuis ma route et, juste avant d’arriver au sommet du dernier puits : bingo ! Un deuxième. J’équipe le puits, nettement plus arrosé, et, alors que je m’apprête à remonter pour aller à la rencontre de mes camarades, j’entends du bruit. Voilà le gros de la troupe qui arrive. Ah non ! C’est Guillaume (sic!). Tout le monde se retrouve au fond et chacun se met à raffouiller un peu partout. François montre les autographes des anciens repérés lors d’une séance photo avec Jean-Luc Lacroix et moi-même. Autographes repérés sur une photo justement et vérifié par après sur place. Et là Guillaume nous sort sa botte secrète : du chocolat ! Suisse ! S’il-vous-plaît. Et le temps suspend son vole, adieu la pluie, adieu le vent, il fait beau, il fait chaud, la vie est belle. Mais voilà ! Toutes les bonnes choses ont une fin et surtout le chocolat. Nous reprenons le chemin de retour. Jean-Luc en profite pour faire un rapide comptage des chiroptères présents dans la cavité. Je déséquipe. Une fois dehors, en plus de la pluie, il fait nuit. La séance déshabillage est toute aussi rapide que la séance habillage.

Au programme de la soirée c’est platée de nouilles concoctées par Julie à Ravilloles. Guillaume décline l’invitation, ce qui peut se comprendre, non pas parce que c’est Julie qui prépare les nouilles mais parce que ça lui fait de la route. Enfin c’est ce qu’il nous a dit. Et pour le retour, afin de ne pas se faire avoir comme à l’aller, nous passons par Moirans.


T.P.S.T. : 2h00