Lésine du Miroir (St-Claude)

Pierre-Jean Barletta, Thomas et Bruno Mischler, Damien Aubet, Sylvain (copain de Pierre-Jean), François Jacquier

Début de vacances scolaires et jour de congé pour Pierre-Jean qui patine dans les strating block pour faire une sortie, plus Damien qui me demande de l'emmener au Miroir avant son départ définitif de la région... On se retrouve donc à six en ce lundi après-midi sur la route forestière du Fresnois. Et à la mi février, à 1000 m d'altitude il fallait quand même s'attendre à trouver un peu de neige... et c'est gagné !

La marche d'approche habituelle de 300 m se transforme aujourd'hui en une randonnée dans 20 à 30 cm de neige. Presque 3 kms durant lesquels soleil et ciel bleu laissent leurs places à une brusque tempête de neige qui s'arrête finalement aussi rapidement qu'elle est venue. Les derniers mètres dans la forte pente boisée nous rappellent un peu les épreuves de slalom aux jeux olympiques en Corée.

Bref topo à l'entrée avec rappel des risques inhérents à ce type de cavités tectoniques relativement instables : "Ne pas toucher la paroi de droite ! ". Puis le président s'engage dans la galerie pentue en dévidant une corde en sécurité derrière lui. Par deux fois tout le monde se cale sur le côté en attendant le dernier afin d'éviter qu'un bloc baladeur ne vienne faire un "strike" comme au bowling... Le dernier cran vertical descendu on se retrouve sur la margelle de la grande faille profonde où les pierres lancées n'en finissent pas de ricocher contre les parois. Sylvain qui semblait déjà mal rassuré à l'entrée pour sa première virée sous terre progresse désormais dos à la paroi et rejette toutes propositions pour venir voir les faisceaux des Scurions qui se perdent dans les profondeurs...

Le reste de la balade est plus tranquille le long du miroir où chacun découvre ou redécouvre cette curiosité géologique, on enlève même les gants pour apprécier la perfection du poli naturel du bout des doigts. Une petite chauve-souris noire est répérée dans les voûtes, ce n'est pas un rhinolophe ni un minioptère... peut-être un murin mais lequel ? Pierre-Jean reussit à faire une photo avec son téléphone (que Jean-Luc identifiera par la suite comme un murin à moustache).

Une petite heure et quelques photos plus tard le groupe refait surface au grand soulagement de sylvain. Damien quant à lui a trouvé la balade souterraine un peu courte...

Le plus dur reste à faire : refaire dans l'autre sens le long parcours dans la neige. De retour aux voitures, comme à son habitude, Pierre-Jean fera une petite distribution de chocolat.