Week end Spéléo dans le Vercors les 2-3-4 novembre 2018 - Scialet du Satyre

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Scialet du Satyre (Bouvante – 26)

le 03 novenbre 2018

Jean-Luc Lacroix, Louis Journault, Anne Corriol, Jean-Luc Gabet, Guillaume Ballet.

On part à pied du gîte pour le trou. On commence par se faire rabrouer par l'agriculteur local qui refuse qu'on passe devant sa ferme (« y a des panneaux, interdit aux piétons et aux vélos »)... On fait donc un beau détour pour prendre le GR et après 30 minutes de marche à peu près, on trouve l'entrée du trou sur le côté d'une grande doline en forêt.
Jean-Luc L est encore à l'équipement, Louis suit de près, curieux, posant plein de questions. Puis l'autre Jean-Luc, moi et Guillaume. Je suis rassurée encadrée par les 2 pointures et leurs conseils.
On progresse alors dans une cavité verticale très très étroite, on joue aux égyptiens, on se contorsionne, on se versdeterrise... C'est haut mais qu'est ce que c'est étroit ! A un moment, Jean-Luc-G devant moi me demande « on va manger plus haut non ? » - « Ah bon ? » - « Parce que là, je ne suis pas sûr que le sac avec les bidons de bouffe passe... » - « Ah... d'accord... » Je ne vois rien, il est devant moi et me bouche « la vue » sur le reste de la cavité. On remonte le sac à peine plus haut et en descendant, effectivement... c'est vraiment vraiment très très étroit... Faut réfléchir au sens dans lequel on se met pour passer ce « truc », se tortiller et ça fini par descendre... Mais faudra remonter... Il y a aussi un peu d'eau qui ruisselle sur les parois et vu que nous aussi on est collé contre les parois, on est mouillé... A force de se tortiller, on arrive au fond d'un puits à -121m. Là il y a une étroiture horizontale pour aller voir la rivière... Bon, moi j'en ai ma claque, je m'arrête ici, je m'enroule dans ma couverture de survie, grignotte une pâte d'amande et je les attends 1/4h. Les gars rampent encore, puis ils racontent quelques acrobaties pour éviter de se mouiller dans la rivière, atteignent le siphon amont 50 m plus loin et font demi-tour pour me rejoindre. Je ne me suis même pas ennuyée.
On entame la remontée, toujours en se tortillant, contorsionnant, faufilant, frottant contre les parois, ça râpe de tous les côtés ! Il faut repasser la mini-lucarne et là, en poussant du bout des pieds et tirant du bout des doigts, cm par cm, ça passe ! Pause casse-croute quand on a retrouvé les bidons, on continue la remontée, toujours en frottant contre les parois. Lorsqu'on ressort dehors, il y a un rayon de soleil ! Le brouillard a disparu ! Bon, faut que les derniers se dépêchent pour le voir !
scialet du Satyre, on comprend pourquoi : scialet du « ça tire » vu le nombre d'élargissement qu'ils ont du faire (mais pourquoi aller dans un trou où on ne passe pas???) - scialet du Satyre, parce qu'il est assez diabolique aussi...

TPST : 5h (à la louche)

Retour au gîte à pied. Rangement, séchage, apéro – bière maison et discussion dans la salle gestion libre du gîte (on a encore du temps, il n'est pas tard). Louis étudie attentivement tout les topo de spéléologie du Vercors.
Préparation des kits pour demain. Toujours sans moi... je fais mes étirements... j'ai des douleurs jusqu'alors inconnues, des muscles insoupçonnés qui se sont révélés à force de faire le vers de terre ! J'avais jamais aussi bien senti mes psoas... assise, j'ai du mal à lever le genou ! Bon, avec des étirement et une nuit de sommeil ça devrait aller...
Raviolles au repas (miam!), nuit toujours calme (cool!) et réveil ensoleillé le lendemain.
On voit enfin le paysage et ça aurait été dommage de rater ça !
Petit déj et on remballe tout, direction Vassieux en Vercors.
La traversée du plateau de Font d'Urle sous le soleil, la chaine du Vercors toute blanche en face, le trajet est magnifique !