Spélé'Haut-Jura
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Spéléologie et descente de canyons

François Jacquier (SCSC), Jean-Pascal Grenier (SCL)

Dans le cadre des comptages hivernaux de chauves-souris, accompagnement de JP dans deux cavités sur le secteur d'Étival.
Ça commence par dix minutes d'incertitude pour retrouver l'entrée des Prélantaume, les bûcherons sont passés par là et le GPS accuse un écart de 20 à 30 m. On met un bout de corde pour sécuriser le puits d'entrée qui n'excède pas 3,5 m mais assez haut pour se faire mal. Dessous c'est une suite de galeries basses et de petites salles entrecoupées de courts boyaux, le tout développant une quarantaine de mètres. JP notera sur son carnet la présence d'un petit rhino et d'un murin de daubenton. La chasse est maigre mais c'est la première fois que cette cavité connait un comptage chiro.

On garde les sous-combines et direction les hauteurs du lac d'Etival sous une température printanière. L'absence totale de neige nous permet d'approcher au maximum de notre autre objectif : le gouffre de la Gorge aux Veau. L'entrée se situe sur une vire très discrète à 7 ou 8 m du sommet d'un escarpement d'une quarantaine de mètres. Il est donc nécessaire d'équiper la descente en s'amarrant aux arbres. La même corde file directement dans le puits de 13 m par lequel débute la cavité. Les manœuvres d'équipement se font le plus silencieusement possible pour ne pas trop déranger les dormeuses, deux sont d'ailleurs repérées dans le puits d'entrée. Dans la salle et les différentes galeries inférieures nous en dénombrerons 34 au total, uniquement des petits rhinolophes. Un doute subsiste quant au plafond de la salle et autres cheminées (une vingtaine de mètres de haut) où les jumelle de JP ont du mal à discerner toutes les anfractuosités. Bilan un peu moins conséquent que l'an dernier où nous en avions compté 44, la température clémente de ce mois de février explique peut-être cela ?

 À la sortie c'est un coucher de soleil dément qui nous attend, tout y passe : les jaunes les orangés, les rouges carmins en passant par les mauves et les violets. On ne s'en lasse pas, de quoi rester jusqu'au générique de fin !