Spélé'Haut-Jura
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Spéléologie et descente de canyons

Guillaume Ballet, Dom Guyétand

En ce vendredi, nous ne sommes que deux pour aller poursuivre notre gros chantier de recalibrage du Miroir des Narcisses, plus méandre que miroir d’ailleurs…

Après un rendez-vous à Rochefort à 9 h, voyage en Duster jusqu’au terminus habituel de la route forestière. Apparemment, pas de nouveaux débardages en vue, ouf !
Cette fois nous sommes beaucoup moins chargés, vu qu’une partie du matos de désob est déjà sur place, dont le perfo. Mais Guillaume, qui aime travailler avec de « vrais » outils, a quand même trouvé le moyen de plomber son kit avec son trio XXL (massette, pied de biche et burin) pour remplacer les « jouets » que nous avions apporté l’autre jour…

Top départ vers 10 h 15 et avec un bon courant d’air malgré la fraîcheur du vallon. En moins d’une heure nous sommes au chantier, après avoir récupéré le perfo Hilti qui attendait sagement dans son sac étanche.

Si vous arrivez à suivre, c’est environ 100 mètres de méandre qui seront à traiter et qu’il faudra attaquer cette fois au sommet d’une verticale ! Comme c’est tout bonnement impossible, la solution adoptée consiste à monter la cheminée avec le matos, rentrer comme on peut dans les premiers mètres du méandre, se retourner dos au courant d’air et travailler face au vide...

Autant dire que cette tâche n’est pas très évidente, d’autant que nous sommes en présence d’une roche peu compacte, car très fissurée par les compressions liées à la genèse de la faille à l’origine de cette galerie. Et surtout que l’on n’a pas de place du tout. Contorsions obligatoires !

Néanmoins, paille après paille, amorce après amorce, nous arrivons à faire peu à peu un peu de place pour enfin commencer à nous déplacer plus facilement. Ce qui est bien cool, c’est que le courant d’air étant dans notre dos, nous pouvons éviter 100% des nuages de gaz. De plus, il n’est pour l’instant pas très violent donc très supportable pour bosser.

Vers 13 h 30, petite redescente en bas du puits pour se déplier et aussi pour manger durant quelques minutes. Plus tard, l’entrée du méandre, l’endroit où l’on quitte la corde pour s’enfiler dans la galerie est subitement rendu plus confortable, après la grande insistance de Guillaume, très habile avec son « presson » (pied de biche), à faire tomber un énorme pan de roche qu’une paille avait bien ébranlé.

En milieu d’après-midi, nous avons la surprise d’entendre au loin des bruits venant du côté de la sortie. Vraisemblablement des spéléos en balade, mais qui cela peut-il être, surtout en pleine semaine ?

Vers 17 heures, nous faisons un brin de ménage et remballons le matériel, tout en faisant le point sur la suite. Nous sommes dehors peu avant 18 h où une bonne chaleur nous attend et où ne trouvons aucune voiture hormis la mienne.

Conclusion : A peine 8 mètres de faits, et encore il y aura encore quelques retouches à prévoir, mais c’est un bon début. Un peu plus loin, un petit élargissement pourra peut-être servir de point central pour regrouper le matos et manger.
Le rythme et la méthode sont donnés, reste plus qu’à tenter de tenir dans la durée sans se démotiver, donc il faudra faire appel aux bonnes volontés. Désolé, pas de photos... TPST 7 h 30