Simon Tissot, François Jacquier
A la demande de Simon le président daigne lui accorder une sortie" initiation photos souterraines". Pour impressionner ce jeune louveteau il sort l'artillerie lourde, pas moins de 4 appareils photos, 8 flashs, 4 cellules photoélectriques pour déclencher les flashs à distance et toute une boite pleine de récepteurs radio pour déclencher à coup sûr et d'encore plus loin. Sans dire que tout ce matériel a été testé à la maison avant de partir. A tout hasard on s'est également munis de 3 projecteurs de chantier sur batterie (vendus une misère chez LIDL...), pour faire des essais, si on a le temps.
On se retrouve donc vers la cabane à 14 h et on commence par réviser les b.a-ba de la photographie : Ouverture, diaphragme, vitesse, sensibilité. Simon semble avoir déjà assimilé ces éléments de base.
On passe ensuite au volet purement matériel de l'opération. Pour cela on s'installe dans la cabane, tout le matériel est étalé sur la table et n'attend plus qu'une démonstration magistrale du maitre. On commence par un test des cellules photoélectriques qui ne sont là que pour la démo, matériel obsolète, les cellules radio vont tellement mieux !
Vient le tour des fameux émetteurs / récepteurs radio, le top du top, là ça va flasher ! Effectivement ça flashe très bien quand on teste l'émetteur seul, par contre plus rien ne se passe dès qu'il est monté sur l'un des trois appareils disponibles... 36 essais plus tard on doit se résoudre à partir sous terre avec les seules cellules photoélectriques. Détail en passant : toute ces manipes qui se sont étalées sur une bonne heure étaient accompagnées d'une ambiance frigorifique (voire congélorifique...) dans cette clairière qui ne voit plus le soleil...
On s'équipe et on se dirige vers la grotte, descente dans le puits puis progressions dans les premières galeries. A chaque mètre on gagne des calories, les 8° stabilisés de la grotte nous font l'effet d'un printemps avant l'heure !
Pas besoin d'aller bien loin pour faire nos essais, nous installons donc notre camp de base peu après le ressaut de 3 m. Et là, ça commence mal !... Après le séjour au froid suivi de l'ambiance tempérée de la grotte, les 4 appareils se sont couverts instantanément de buée : photos floues assurées !
On attend un bon moment pour que les températures s'équilibrent, mais les résultats sont loin d'être au top : surexpositions, sous-exposition, flou, dominantes orangées, flashs qui ne partent pas. On finit par essayer avec des éclairages fixes des 3 projecteurs, il y a de l'amélioration mais c'est un peu juste. En désespoir de cause on se rabat sur nos téléphones plus les projecteurs, et là... c'est la révélation !
En disposant les projecteurs de différentes façons, on obtient des éclairages croisés, des clairs-obscurs, des ombres et des reliefs, presque un travail de studio. Forts de nos résultats, nous progressons un peu plus loin, là où la galerie prend du volume. En quelques minutes les projecteurs sont mis en place et les résultats sont tout aussi encourageants.
En conclusion voilà une méthode à retenir, toutefois il faut bien en mesurer ses limites : si le capteur d'un téléphone se contente de peu de lumière, il n'a pas la qualité d'optique d'un appareil photo. Si les photos obtenues conviennent parfaitement pour illustrer un compte-rendu, elles seraient très médiocre sur un agrandissement digne de ce nom...
Prochains essais après avoir mis les mains dans le cambouis et trouvé les causes de la panne des cellules radio !
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