Jean-Sébastien Rémery, Eric David, François Jacquier
Voilà une sortie qui met un terme à plusieurs décennies de recherches !
Un gouffre visité pour la première fois en 1947 par l'équipe Cuaz / Métrat, puis en 1975 par le club Niphargus d'Arinthod, et, depuis plus personne ne pouvait remettre la main dessus...
Il y a quelques semaines Jean-Sébastien a été contacté par une connaissance qui avait découvert un gouffre "inconnu" perdu dans la forêt sur les hauteurs d'Arinthod. Il a pu s'y faire conduire et le visiter par la même occasion. En évoquant cette découverte auprès des anciens, le rapprochement a été vite fait avec le fameux gouffre perdu. Il ne restait plus qu'à aller vérifier in situ la correspondance avec les données connues.
Rendez-vous le long de la route enneigée par un froid glacial, puis randonnée de vingt minutes tantôt sur des sentiers, tantôt à travers bois. Jean-Seb, le nez rivé sur l'écran de son téléphone/GPS nous emmène directement sur l'orifice. C'est lui qui se charge de l'équipement en utilisant les amarrages forés mis en place lors de son premier passage. Un premier "Y" sur un bouquet d'arbres idéalement bien placé, un second 4 m plus bas au niveau d'un palier et le fond est rapidement atteint une douzaine de mètres plus bas.
Un couloir en pente raide s'ouvre sur un espace confortable d'où s'élève une cheminée de 6 ou 7 m aux parois blanches et en partie concrétionnée. Dans un angle de cette petite salle, un entonnoir ébouleux mène au point bas de la Cavité.
La configuration de ce petit gouffre correspond bien au croquis qu'en avait fait nos prédécesseurs des Niphargus, c'est donc bien le gouffre du Bois de Coiron que nous avions cherché à plusieurs reprises.
Il semblerait possible qu'une séance de désobstruction soit envisageable tout au fond où une fissure plongeante laisse un peu d'espoir. L'ensemble du gouffre est assez propre, hormis le talus terreux qui conduit à la base de la cheminée. Pas chauves-souris malgré une ambiance tempérée et peu humide, seul un crâne de chien traine dans un coin. Après notre tour d'inspection il est temps de remonter, mais avant il faut sortir le matériel topo et immortaliser au mieux notre redécouverte. Les spéléos du futur éviteront ainsi des séances stériles à sillonner la forêt !
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